Censure au Conseil municipal



Suite à la censure qui nous a été opposée en conseil municipal, où on nous a coupé le micro au prétexte d’une soi-disant « affaire privée », voici ce que le maire a refusé d’entendre :

"Nous somme choqués par ce que nous avons entendu et appris ce matin au Tribunal de Grande Instance de Carpentras, où vous avez été jugé coupable et condamné pour conduite sans permis en état de récidive, votre permis étant suspendu depuis trois ans. Cela pose au moins trois questions liées à la vie de la commune :
  1. La question de la sécurité des camarétois face à la délinquance routière et aux risques engendrés par un conducteur dont on avait suspendu le permis pour des infractions répétées au Code de la route. Vu le nombre de fois où les camarétois vous ont vu au volant, ils peuvent légitimement s’interroger sur votre sens des responsabilités;
  2. La question du devoir d’exemplarité d’un élu, maire d’une commune, vice-président d’une intercommunalité, conseiller régional, qui se permet de bafouer la loi. Comme vous l’a signifié Madame la Présidente du Tribunal, quel est le message envoyé aux citoyens et aux agents à qui vous exigez d’être irréprochables ? Combien de fois avez-vous accusé les camarétois d’incivilité quand nous évoquions les problèmes de nuisances sonores ou de propreté de la commune?;
  3. D’une manière plus générale, la question de la confiance des administrés envers leurs élus. Votre conduite ne va-t-elle pas favoriser auprès de vos concitoyens la méfiance envers leur maire et, à travers vous, de toute la municipalité?"
C’est bien parce que, par vos actes, vous ternissez l’image de Camaret et des camarétois que votre condamnation n’est en aucun cas une affaire "privée" mais bien une affaire publique.

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