Nous avons été interpellés par quelques camarétois qui ont du mal à suivre l’enchaînement des prises de position municipales. Le 5 décembre dernier, le Conseil devait se prononcer contre un projet de Bassin de vie autour d’Avignon. Selon les dire du maire, ce projet serait porté "dans le plus grand secret" (un peu de complotisme ne fait jamais de mal) par la Commission Départementale de Coopération Intercommunale, dans le but de priver les maires de leurs prérogatives. On nous a alors reproché de ne pas vouloir approuver ce qui nous a été présenté comme un "déni de démocratie", alors que nous n’avions simplement aucune autre information que les récriminations du maire. Ce projet est depuis tombé à l’eau.
Mais, à peine deux jours plus tard, le 7 décembre, le Conseil communautaire nous présente un projet de transfert à l’intercommunalité de la compétence "petite enfance" (la crèche et le Relais d’Assistance Maternelle). En matière de "déni de démocratie", on attendait alors le maire. Hélas, les débats vifs et animés du Conseil communautaire n’ont pas eu à souffrir du silence assourdissant des élus de la majorité camarétoise. Comme d’habitude, c’est encore Françoise Virlouvet, élue opposition autrement plus responsable, qui a argumenté les raisons de son désaccord. D’abord, l’étude qui nous a été soumise lors de la délibération démontre qu’il n’y a pas de besoins. Ensuite, et surtout, la petite enfance est le premier poste du service communal de proximité en direction des familles. Mais alors, pas de "déni de démocratie" ici ? Le maire rétorque que ça restera public. Oui, mais qu’en est-il de la proximité!?
Surtout, comment expliquer ces deux prises de position radicalement contradictoires à deux jours d’intervalle?
C’est simple. Ce n’est qu’une question de compétence et d’impéritie. S’il s’agit d’englober Camaret dans un ensemble plus vaste, la gestion pour le moins douteuse du maire risquerait de se trouver exposée à la critique. Mais les transferts dans l’autre sens posent beaucoup moins de problèmes: il s’agit ici à contrario de se débarrasser des patates chaudes. Notamment, la gestion de la petite enfance demande beaucoup de travail. Mais surtout, les demandes de place en crèche seront beaucoup faciles à gérer : "c’est pas moi c’est l’Interco".
Surtout, comment expliquer ces deux prises de position radicalement contradictoires à deux jours d’intervalle?
C’est simple. Ce n’est qu’une question de compétence et d’impéritie. S’il s’agit d’englober Camaret dans un ensemble plus vaste, la gestion pour le moins douteuse du maire risquerait de se trouver exposée à la critique. Mais les transferts dans l’autre sens posent beaucoup moins de problèmes: il s’agit ici à contrario de se débarrasser des patates chaudes. Notamment, la gestion de la petite enfance demande beaucoup de travail. Mais surtout, les demandes de place en crèche seront beaucoup faciles à gérer : "c’est pas moi c’est l’Interco".
Voilà, c’est simple la politique dès qu’on a les bases : pour le maire, "le boulot c’est pour les autres, les compliments c’est pour moi". Quant aux "fautes", on vous laisse deviner… !

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