Lors du dernier conseil municipal, nous n’avons pas manqué d’interpeler le maire sur son opinion à géométrie variable concernant les garanties d’emprunts pour des opérations de logement. En période électorale, il a usé jusqu’à la nausée d’arguments mensongers pour fustiger "Les Lys", tirant bénéfice du concours de circonstance qui avait interrompu les travaux (la défaillance du promoteur ayant conduit à dix ans de procédure judiciaire. Le bailleur vient de récupérer la maîtrise d’œuvre par ordonnance du tribunal). Arrivé aux responsabilités, voilà qu’il doit à son tour consentir à de telles garanties dans des circonstances similaires, confirmant la pratique courante comme nous n’avions cessé de le répéter. Piqué au vif par l’excellent article paru dans Vaucluse-Matin, M. Le Maire a, comme à son habitude, "tenu à apporter des précisions". Pas en conseil évidemment, face à la contradiction, mais là où il pense avoir le dernier mot, c’est-à-dire par "communiqué de presse" et sur les réseaux sociaux. Sans surprise, le débat démocratique devient dans sa bouche une "malhonnêteté sans nom" orchestrée par les "socialistes" et autres âneries habituelles. Ce qui est intéressant dans ce communiqué, c’est ce demi-aveu sous forme de procès d’intention quand il nous prête un "but inavoué de modifier la sociologie électorale de Camaret" (sic!) Tellement inavoué qu’il n’a aucun fondement, puisqu’il s’agissait de répondre à des demandes de logements de camarétois, qui ont dû se résoudre à s’installer dans des communes voisines, au prix de fermeture de classes dans nos écoles. En revanche, M. de Beauregard avoue clairement son propre fantasme de l’époque! Il est vrai que nos projets respectifs diffèrent au moins sur un point: 40 logements sociaux contre… 4 maisonnettes (de "sociologie" plus acceptable?) Contrairement à ce que prétend le maire dans cette affaire, il n’est pas certain que la malhonnêteté n’ait pas de nom. Chacun aura son idée!

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