C'est petit !


Contraint à respecter la loi sur la présence du drapeau européen au fronton des écoles, le maire FN Philippe de Beauregard étale à nouveau sa morgue dans un de ses festivals de mauvaise foi éhontée dont il a le secret, évidemment relayé dans la page Facebook "de la ville" par les insultes de ses habituels laquais de service, pour la plupart anonymes. Le communiqué de presse de la municipalité invoque des "libertés communales" en oubliant superbement que la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui n’est pas interdit par la Loi, justement garante des libertés de tous (mais en la matière, le maire nous a déjà prouvé que la Loi n’était pas sa tasse de thé). Il peste sur un prétendu étonnement "tardif" de notre part, quand il sait pertinemment que Marlène Thibaud n’a eu de cesse de le rappeler à l’ordre avant de saisir de guerre lasse le Préfet en début d’année. Ce dernier a fini par sermonner notre édile capricieux qui n’a pu que s’exécuter. Le drapeau européen sur les écoles vise à promouvoir l'idée européenne auprès des jeunes générations, donc bien de l'Europe elle-même et non d'une quelconque "traduction" politique comme le prétend la municipalité. Il s’agit clairement d’un acte anti-européen politique non assumé. Les enfants n'ont pas à subir les humeurs d'un maire dont le premier devoir est de respecter la loi, et les Camarétois n’ont pas à être "otages" des orientations partisanes du Front National. La palme du ridicule échoit cependant sans conteste à la taille du drapeau dont la presse s’est faite l’écho, donnant à Camaret une publicité dont elle se serait bien passée. Comme dit l'expression populaire : "c’est petit" !

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