Ce jeudi 20 octobre, Marlène THIBAUD a lu au Conseil Municipal la déclaration suivante :
Le groupe "Ensemble pour Camaret" dénonce votre motion relative à l'accueil des réfugiés proposée au vote du conseil Municipal ce jeudi 20 octobre 2016, à visée électoraliste et orchestrée par le Front national dont vous êtes le représentant local.
Ce texte accumule des contre-vérités. Vous évoquez une hypothétique "réquisition" alors que, selon vos propres termes, Camaret n'est pas sollicitée aujourd'hui. L’État ne demande pas aux communes de créer des "camps de migrants" (sic) à proximité des cœurs de ville, comme vous l'affirmez.
Vous parlez d’augmentation des impôts locaux, mais de combien de personnes parlons-nous ? A l'échelle nationale 30.000 personnes sur deux ans, à répartir sur 36.000 communes. Vous évoquez la "justice et l'équité", mais vous voulez interdire l'asile à une ou deux familles.
Nous saluons et félicitons les communes dont les maires ont répondu favorablement à cet accueil et nous rappelons que le préambule de la constitution de 1946, confirmé par celle de 1958, proclame : "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République".
Le contexte économique actuel est certes difficile, nous ne l’ignorons pas. Le rôle des élus est cependant d'ouvrir des perspectives et non d’attiser les peurs. Cette motion est en désaccord total avec nos convictions humanistes et républicaines. C'est pourquoi la réponse à cette motion du groupe "ensemble pour Camaret" sera un vote contre.
Derrière les mots "migrants" et "réfugiés", il y a des hommes, des femmes et des enfants fuyant la guerre.
Enfin, puisque vous avez cru bon de placer la commune sous la protection du "Sacré Cœur de Jésus", nous soumettons à votre conscience cet extrait de l'évangile selon Matthieu (chapitre 25) : "Éloignez-vous de moi, maudits, car : j'avais faim, vous ne m'avez pas nourri… j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli. Chaque fois que vous n'avez rien fait pour venir en aide ne serait-ce qu'à un seul de ces petits, c'est à moi que vous n'avez rien fait".
Pour toute réponse, le maire s'est lancé dans une diatribe caricaturale reprenant point par point la rhétorique xénophobe du FN, dont la plus pitoyable était l'amalgame entre immigrés et réfugiés !
Le groupe "Ensemble pour Camaret" dénonce votre motion relative à l'accueil des réfugiés proposée au vote du conseil Municipal ce jeudi 20 octobre 2016, à visée électoraliste et orchestrée par le Front national dont vous êtes le représentant local.
Ce texte accumule des contre-vérités. Vous évoquez une hypothétique "réquisition" alors que, selon vos propres termes, Camaret n'est pas sollicitée aujourd'hui. L’État ne demande pas aux communes de créer des "camps de migrants" (sic) à proximité des cœurs de ville, comme vous l'affirmez.
Vous parlez d’augmentation des impôts locaux, mais de combien de personnes parlons-nous ? A l'échelle nationale 30.000 personnes sur deux ans, à répartir sur 36.000 communes. Vous évoquez la "justice et l'équité", mais vous voulez interdire l'asile à une ou deux familles.
Nous saluons et félicitons les communes dont les maires ont répondu favorablement à cet accueil et nous rappelons que le préambule de la constitution de 1946, confirmé par celle de 1958, proclame : "Tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République".
Le contexte économique actuel est certes difficile, nous ne l’ignorons pas. Le rôle des élus est cependant d'ouvrir des perspectives et non d’attiser les peurs. Cette motion est en désaccord total avec nos convictions humanistes et républicaines. C'est pourquoi la réponse à cette motion du groupe "ensemble pour Camaret" sera un vote contre.
Derrière les mots "migrants" et "réfugiés", il y a des hommes, des femmes et des enfants fuyant la guerre.
Enfin, puisque vous avez cru bon de placer la commune sous la protection du "Sacré Cœur de Jésus", nous soumettons à votre conscience cet extrait de l'évangile selon Matthieu (chapitre 25) : "Éloignez-vous de moi, maudits, car : j'avais faim, vous ne m'avez pas nourri… j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli. Chaque fois que vous n'avez rien fait pour venir en aide ne serait-ce qu'à un seul de ces petits, c'est à moi que vous n'avez rien fait".
Pour toute réponse, le maire s'est lancé dans une diatribe caricaturale reprenant point par point la rhétorique xénophobe du FN, dont la plus pitoyable était l'amalgame entre immigrés et réfugiés !
